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Ne pensez pas à une banane rose

Vous l'avez fait hein ???


Allez hop, au coin, vilains garnements !



(Oui, "garnement", ce mot existe toujours, bien qu'il ne soit plus employé depuis le 14 avril 1952...)




SI VOUS N'ÊTES PAS PRÊTS À BOUSCULER VOS HABITUDES, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT, ÇA NE VAUT PAS LE COUP


Alors, donc vous l'avez fait, vous avez pensé à une banane rose.

Et en fait, c'est NORMAL.


Parce que vous êtes des petits rebelles ?

Il y a peut-être un peu de ça.


Mais pas que !


C'est surtout parce que le cerveau capte très mal la négation.


Il analyse étape par étape, par ordre d'importance :

  1. L'action (pense)

  2. L'objet (banane rose)

  3. S'il n'est pas déjà occupé à autre chose, comme regarder une mouche voler par exemple, il va regarder les fioritures qu'il y a autour. (ne... pas : oups, ben trop tard !)

Bon, à part pour jouer les pseudos mentalistes aux repas de famille, vous vous dîtes peut-être que cette information ne va pas vous changer la vie.


Et moi, je parie que si !

➡Vous êtes entrepreneurs ?

➡Vous communiquez ?

➡Vous voulez être compris ?



Alors oui, c'est une information importante, cruciale même.

• "(N')hésitez (pas) à me contacter"

• "Je (ne) suis (pas) disponible le w-end"

• "Je (ne) redoute (pas) de m'investir totalement"

• "Si vous me confiez votre projet, vous (ne) le regretterez (pas)"

ect, etc.


Alors ? Toujours pas important ?




Ce qui compte dans la communication, c'est la trace inconsciente qu'elle laisse dans le cerveau de votre public.


Bien sûr que, à moins que vos clients soient des enfants de maternelle, ils sont capables de LIRE les négations, on est bien d'accord.

Mais ce qu'il restera à la fin, l'empreinte que vous allez laisser, sera exempte de négation, même si l'intellect à compris, lui.


Et donc, les prospects vont hésiter à vous appeler et s'ils le font, ça sera de préférence un samedi. Mais ils sentent en vous un manque de fiabilité et ont peur de faire appel à vous.


Il y a mieux pour entamer et construire une relation client, non ?





Donc voilà, on ne joue pas avec le cerveau (enfin, si, justement, on peut, mais j'y reviendrai plus tard...)


La communication non-violente a très bien intégré le fait qu'il faut proscrire la négation, pour ne citer qu'elle.


Par exemple, à un enfant qui joue avec sa nourriture à table, on évite de dire "ne jette pas ta cuillère !", on lui préfère "garde ta cuillère dans la main".


La communication passe tellement mieux (et passe tout court d'ailleurs), on hurle moins, on se COMPREND.


Alors, pensez-y quand vous avez du contenu à rédiger. Relisez TOUJOURS votre texte, stylo rouge en main, et BARREZ-MOI CES NÉGATIONS !





Je disais donc qu'on peut jouer avec le cerveau tout à l'heure.

On a bien vu que le cerveau se fait d'abord une idée épurée du contenu de la phrase, et qu'il rajoute la négation après.


Bon ok.


Ça, on a compris.


Du coup, relisez la phrase écrite en rouge au début de l'article.

Allez-y, je vous attends...


Oh, mais que vois-je ?

3 beaux "ne... pas" dans un article qui explique en long, en large et en travers les dangers de la négation !!!



Alors ok, on les enlève, ces négations ?


SI VOUS (N')ÊTES (PAS) PRÊTS À BOUSCULER VOS HABITUDES, (NE) LISEZ (PAS) CE QUI SUIT, ÇA (NE) VAUT (PAS) LE COUP


Donc, le cerveau va retenir qu'il faut lire, parce que ça va être génial.


Et, gâteau sur la cerise, quand le "ne...pas" aura tilté, on obtient ce qu'on appelle en copywritting un repoussoir.





En quoi ça consiste ?

  • "Si vous n'êtes pas disposé à retrousser les manches, on ne peut pas vous aider"

  • "si vous n'avez pas l'intention de vous investir à 100%, notre méthode ne fonctionnera pas"

etc, etc.


Vous croiserez souvent ce genre de phrases dans les pages de vente, les newsletters.


Elles permettent :

➡ de faire partir les touristes qui ont atterri là parce qu'ils ont vu de la lumière

➡ d'attirer les autres ("ouais, moi je suis prêt à me retrousser les manches, à bousculer mes habitudes..., je suis un vrai !💪) et hop, le mec est investi à fond dans la démarche.



Voilà comment une simple phrase, toute banale d'apparence, va vous permettre de ne garder que les prospects les plus intéressés et leur donnera un petit coup de boost supplémentaire.


De rien.


Fanny

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