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Aujourd'hui, j'ai dit NON !

Je suis une gentille fifille pourtant, polie, serviable, tout ça... Et pourtant. Aujourd'hui. J'ai dit non.





Un client pour qui je finalisais une prestation m'a demandé un délai de paiement, invoquant une trésorerie déficitaire.


Mon premier réflexe a été d'activer le mode Mère Teresa (on se refait pas...)


Je l'ai imaginé, errant en guenilles dans les rues, en mendiant quelques centimes pour s'offrir ma prestation "P'tit PLOP".


C'était triste à voir, j'en aurais pleuré...

Et puis, j'ai réfléchi.


Mes prestations n'entrent pas dans les produits de première nécessité, donc quand on fait appel à moi, c'est qu'on a au minimum de quoi se nourrir et s'habiller décemment.

Donc j'ai pu balayer cette image tragique de ma tête. Personne n'allait dormir dans la rue à cause de moi. OUF.


Je me suis souvenue que Mère Teresa, elle aidait les petits orphelins de Calcuta, pas les entrepreneurs qui cherchent à avoir de la presta gratos, ou à payer 6 mois après la bataille. (Promis, par contre, le jour où un p'tit gars de Calcuta frappe à ma porte, je ne lui hurlerai pas "NOOOOON!" au visage)


• Je me suis souvenue que le client en question m'avait expressément demandé à recevoir ses fichiers finaux ce jour-là. Or, quand on fixe une deadline, c'est qu'on peut payer, sinon on repousse.


• Je me suis souvenue que quand je fais des courses ou que j'achète une tenue pour une soirée (et donc, que mes sushis et mes fringues, il me les faut là, maintenant, tout de suite) la vendeuse ne m'a jamais accordé de délai de paiement.



Bon, j'avoue, j'ai jamais essayé non plus... Mais ça pourrait être drôle.


➡ Alors pourquoi, moi qui sue sang et eau pour ma jolie petite entreprise, qui ne compte pas les heures pour satisfaire mes clients, pourquoi devrais-je EN PLUS accepter qu'on me paie, au choix :

• après que le chèque de la cantine du petit dernier soit débité mais avant celui de la LLD de la Twingo • en publicité (hahaha) • pas (oui parce que bon, mon métier, c'est ma passion, je suis un peu gonflée de demander une rémunération !) ?

Et donc.

J'ai respiré un bon coup.

Et j'ai dit NON.



Et devinez quoi ?

Mon client n'a pas rechigné une seule seconde et m'a réglée sur-le-champ !


Zéro négo.

Zéro marchandage.






Si je vous raconte tout ça, ce n'est pas juste pour le plaisir de vous raconter ma vie. Elle est passionnante, comme vous avez pu le voir, mais là n'est pas le propos.

Cette anecdote m'a simplement permis de découvrir une Formule Magique.

Cette formule, qui vous permettra, si vous l'appliquez, de vous faire respecter à coup sûr par vos clients, tient en trois petites lettres :

N.O.N



Il faut savoir dire non.

• NON je ne réponds pas au téléphone à 21h, ni le dimanche. • NON je ne ferai pas de remise de 400€ sur un produit qui en vaut 600. etc,etc.


Je sais bien, c'est parfois difficile de dire non, surtout quand les finances frisent le Désert de Gobi.




Mais de 2 choses l'une :

  • soit le client le prend mal et ça vous sauve d'un mauvais payeur et/ou de quelqu'un qui ne respectera pas votre travail, votre temps (temps que vous pourrez du coup mettre à profit pour trouver de bons clients ),

  • soit il accepte et apprécie votre professionnalisme et vous partez main dans la main dans une relation de travail beaucoup plus saine.


Evidemment, je ne suis pas en train de vous dire d'être totalement hermétique aux demandes du client, d'être forcément fermé à la négociation, d'être inflexible, juste d'adopter une démarche de professionnel, pour que votre client soit plus en confiance avec vous et n'ait pas l'impression d'être en face d'un entrepreneur aux abois ou pire, d'un amateur.



Vous êtes solide (relevez la tête, petits soldats).

Vous êtes un expert dans votre domaine.

Vous dîtes NON !




Fanny

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